L’extension du Muséum d’Histoire Naturelle de Genève s’implante au nord du Parc Malagnou, dans la continuité du bâtiment scientifique existant et se développe sur deux niveaux en soussol.

Afin de préserver l’aspect actuel du parc, seuls trois petits volumes nécessaires au fonctionnement du nouveau bâtiment, émergent de la masse enfouie, et en laissent deviner la présence. L’extension se substitue à la plate forme extérieure actuelle. Séquence
intégrée au parcours des visiteurs du parc, cette intervention permet de la requalifier. La partie stockage des réserves reprend l’implantation exacte de celleci.

Le dessus du nouveau bâtiment remet en place toutes les fonctions déjà présentes (rampe d’accès, stationnement, containers etc…). En soussol, la circulation horizontale principale s’organise autour de cette zone centrale de stockage. Elle constitue une zone de tampon thermique aidant au maintien de sa température constante de 13°c. Les circulations verticales et les locaux techniques sont placés à chaque extrémité, Est et Ouest, véritables petites tours constituant deux, des trois édicules visibles en surface. Les murs de soutènement sont courbes pour reprendre les efforts de poussée latérale. A l’Est, un dernier volume, plus petit, vient se greffer. Il abrite les autres éléments du programme (salles de tri, salle de consultation etc…) La cour anglaise qui éclaire naturellement ces locaux constitue la troisième et dernière émergence visible en surface.

Les parties émergentes du nouveau bâtiment, édicules mais aussi plate forme sont intégralement habillées d’une seule et même matière : un revêtement EPDM coulé composé de granulats de caoutchouc recyclés colorés (gris et noir). Sa tonalité l’inscrit dans l’ensemble qu’il compose avec les autres bâtiments du muséum.