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Our work.
Collection.

Cherpines

– Avant même son éclosion, le futur quartier des Cherpines hérite d’une histoire particulière qui évoque aussi bien l’agriculture que la fabrique horlogère. En effet, la topographie douce de la plaine de l’Aire reste présente sous les îlots du projet et le caractère partiellement industriel du quartier voisin – l’un des rares cas récents de véritable mixité logement/travail à Genève – lui offre un appui urbain précieux teinté d’une connotation horlogère.
– Ces traditions locales préexistantes (agri-culture, manu-facture) constituent naturellement les déterminants fondamentaux du projet présenté ici.

Rolliet

– L’école occupe la lisière nord-est du futur quartier, à proximité immédiate du quartier de villas des Verjus.
– Sur le plan urbain, son rôle est délicat : il s’agit d’apporter au futur quartier une conclusion à caractère public capable d’entretenir une relation adéquate aussi bien avec son voisinage pavillonnaire qu’avec l’échelle imposante de l’école Aimée-Stitelmann.

Parc

– Assurant la transition entre le quartier des Cherpines et celui des Verjus, un parc linéaire à vocation publique favorise les échanges entre les différents tissus bâtis en offrant un prolongement vert à l’espace de l’école.
– Végétation dense de hauteurs variables, noues de rétention d’eau, cheminements et bancs publics, quelques jeux… son caractère semi-sauvage vient équilibrer l’urbanité du futur quartier.

Apprentissage et savoir

– Pour l’élève, l’école se veut le lieu d’une multitude d’apprentissages : à de nombreux savoirs (intellectuels ou manuels), à la sociabilité, à la tolérance, à l’espace politique et, pourquoi pas, à l’espace tout court.
– La particularité du Rolliet veut que ces apprentissages s’inscrivent dans un contexte marqué par l’agriculture et par l’horlogerie, qui composent son indiscutable genius loci.

Préau et urbanité

– Largement orienté vers le futur quartier au sud-ouest, le préau de l’école profite du calme de l’espace public mis en place par le projet urbanistique et s’affiche comme une véritable respiration urbaine à l’échelle du quartier, en ontinuité avec le réseau public piétonnier.
– Ce faisant, il assure diverses fonctions : accueil des élèves et entrée principale de l’école, accès au parascolaire sous le préau couvert longitudinal, espace de jeux, placette semi-publique et ombragée à usages multiples hors horaires scolaires, parking à vélos, accès secondaire à l’étage de l’école (salle des maîtres et administration).
– Le préau devient ainsi un véritable lieu de socialisation qui s’adresse à plusieurs catégories d’usagers successives au cours d’une même journée, en bref un lieu de détente et d’apprentissage à l’urbanité, une urbanité détendue.

Programme

– L’entrée se fait depuis l’espace semi-public du préau, sous un couvert confortable.
– Les salles ordinaires sont disposées au rez (jeunes élèves) et au premier étage. Toutes sont largement éclairées et bénéficient de vues panoramiques sur le quartier.
– D’autres parties du programme scolaire (administration, aula, musique) s’accrochent à de la salle de gymnastique centrale qui devient un véritable objet de spectacle, à la manière du gymnase des anciens Grecs.
– L’ensemble du parascolaire s’ouvre sous le préau couvert côté ville mais aussi sur la salle de gymnastique.
– Le restaurant scolaire jouxte l’aula, offrant ainsi la générosité spatiale nécessaire lors des manifestations publiques.
– Les salles de sociétés sont accessibles depuis la galerie ouverte aux spectateurs sportifs, ouvrant ainsi la possibilité d’un mélange de publics et de générations.
– Les salles de musique sont au calme, au rez inférieur, au même niveau que les vestiaires de la salle de sport.