Projet

L’intervention propose générer un abri pour les fouilles capable de contrôler la température et l’hygrométrie, à base d’un toiture légère pliée qui est supportée sur sept piliers en acier disposés dans les zones sans vestiges et une façade transparent, qui semble presque disparaitre car les vitrages se trouvent presque toujours en ombre et pourtant, ils ne sont plus réfléchissants.

Cette toiture couvre l’espace d’entrée en continuité matériel et topographique avec l’esplanade extérieure et se transforme en une sorte de balcon sur le site qui connecte à travers d’un oculus avec le niveau inférieur. dans cette niveau inférieur se concentrent les activités liées à l’interprétation du Bastion Saint-Antoine et des fouilles et une passerelle ronde permet aux visiteurs s’approcher pour les observer avec détail. la concentration de ces espaces dans le niveau des fouilles, potentialise la transparence et la connexion visuelle entre l’espace protégé et l’esplanade.

À ce sujet, l’intervention propose également donner continuité a l’esplanade et à la trame d’arbres existants, tout matissant la rue que sépare les deux parties actuelles et établir un espace extérieur couvert qui peut devenir un support pour des festivals de musique ou des petits évènements publics.

La toiture se construit avec triangles préfabriqués en ossature bois et isolation en laine de roche, qui conforment des tétraèdres facilement raccordables sur place et qui s’expriment sur le mur presque comme une ligne, une poutre de périmètre en bois d’épicéa lamellé-collé qui perd hauteur vers le fond du site et qui génère une ombre qui souligne le valeur du mur d’enceinte existant et la légèreté de la toiture.

Les tétraèdres ont une finition extérieure en planches agrafées de cuivre qui rappellent les matériaux et les techniques traditionnelles des bâtiments historiques du centre ville, permettent récolter les eaux pluviales en parallèle avec les piliers de la structure.

Les éléments qui conforment le nouvel enveloppe du site seront très performants énergétiquement et à basse énergie grise. cependant, le projet opte pour prioriser les qualités et l’aspect visuel des murs d’enceinte existant et d’autres éléments à respecter pour leur intérêt historique sur la performance énergétique de ces parties. un étude plus détaillé et avancé peut permettre définir quelles sont les zones qui peuvent être isolées et crépies.

En fin de compte, le projet essaie de protéger les fouilles à base de créer un surface simple mais riche qui projette de la lumière indirecte et qui crée un ciel, un abri où exposer les trouvailles.

Structure

Du point de vue structurel, la toiture consiste en une dalle autoportante avec la forme d’un volume plié qui couvre entièrement le plan de la parcelle. La géométrie des planches pliées de la toiture consiste en des séries de sept modules tétraédriques analogues formés par trois planches chacun avec leur apex visant vers le bas. Les modules se répètent selon une séquence alternée au long de l’axe longitudinal du bâtiment, avec une portée maximale dans l’axe transversal.

Dans le but de répondre à la variation de la portée maximale (qui varie entre 20.6 m et 32.2 m), la hauteur structurelle du module croît progressivement de 1.5 m jusqu’à 2.50 m, vers l’entrée principale du bâtiment.

Les planches consistent en un système de construction hybride bois-métal composé par des solives en bois lamellé-collé disposés au long des bords des planches et des diagonales en acier précontraint par post-tension. Les solives en bois ont une section maximale de 700×300 mm, alors que les diagonales en acier ont un diamètre maximal de 15 mm. Les solives sont fabriquées avec une combinaison de frêne et épicéa. Des panneaux trois plis, épaisseur 18 mm, sont alors placés supérieurement et inférieurement pour générer un panneau sandwich avec un remplissage en isolation de laine de roche.

La toiture est supportée par sept piliers en acier de diverses hauteurs, localisées sous les apex des modules tétraédriques, et fixés de forme rigide au sol. Grâce à leur section en forme de Y, avec un diamètre maximum de 70 mm, les piliers sont capables de résister tant les charges verticales comme horizontales.

Paysage

Le présent projet des aménagements extérieurs a pour but d’établir une unité entre l’esplanade Saint Antoine et le site du Bastion Saint-Antoine, culminant sur l’espace destiné aux fouilles.

Les éléments et principes les plus déterminants de l’esplanade Saint-Antoine sont repris et étendus sur le site du Bastion :

La trame des arbres : La trame des arbres est prolongée sur la Bastion avec quatre files de tilleuls supplémentaires. Elle est arrêtée devant le nouveau bâtiment enveloppant les fouilles en dégageant un généreux espace libre pour accentuer l’accès principal aux fouilles. Des manifestations culturelles telles que les fêtes de musiques ou autres promotions auront cet espace dégagé à leur disposition pour la mise en place de possibles tentes ou scènes.

Le revêtement du sol : Afin d’assurer une cohérence entre les deux zones, le revêtement du sol sur l’esplanade Saint-Antoine, c’est-à-dire gravier stabilisé, est aussi utilisé sur le site du Bastion. Dans l’axe Rues des Chaudronniers-Pont Charles-Galland le sol est revêtu avec un enrobé avec une couche de finition en concassé qui est limitée par une bande en acier. Ce revêtement a une apparence très similaire au gravier stabilisé, même s’il s’agit d’un revêtement imperméable et carrossable. Le même matériau se retrouve à l’intérieur du bâtiment pour établir de façon subtile la continuité visuelle avec l’esplanade.

Eclairage Public : D’une manière analogue à l’extension de la trame des arbres, celle des lampadaires existants sur l’esplanade est étendue sur le site du Bastion avec des modèles de lampadaires contemporains. Parallèle à l’axe Rue Théodore-de-Bèze une file de lampadaires est rajoutée. Le système d’éclairage est complété par des luminaires encastrés dans le sol éclairant le mur et la fontaine, ainsi que par des luminaires projecteurs dans la casemate.

Mobilier urbain : Le mobilier pour les bancs met en valeur l’unicité du site du Bastion en utilisant des bancs développés spécifiquement pour ce projet et qui font un clin d’œil aux échafaudages sur les divers sites de fouilles. Les pieds des bancs représentent une structure triangulée de tubes métalliques dans l’esthétique des échafaudages. Contraire au reste des éléments sur le site, ces bancs ne suivent pas une trame rigide. Ils sont distribués en petits groupes de façon plus aléatoire, et concentrés sur diverses zones, établissant un jeu de densités et dispersions.

La Rue Théodore-de-Bèze est réaménagée avec un revêtement en pavé de façade à façade (qui est celle du mur du Bastion) afin de renforcer la connexion avec le centre-ville et de mettre en évidence son caractère en tant que zone de rencontre. Une différence très subtile en hauteur délimite la zone pour le trafic de voitures. La zone purement prévue pour les piétons est réaménagée avec bancs, lampadaires, parking vélos, etc.

Pour la rue Charles-Galland les sens actuels de circulations sont maintenus. L’arrêt de bus est déplacé en direction du Boulevard Emile-Jacques-Dalcroze afin de renforcer la cohésion du site avec l’esplanade, intention primordiale du projet.

credits

architects: Josep Ferrando, David Recio, Miquel Rodríguez  |  collaborator: Arnau Sumalla, Jesús Quintana, Joan Casas, Mar Tarrida, Benedetta, Alberica Domitilla  |  client: Unknown  |  status: Competition (2016)  |  competition: Bastion Saint-Antoine  |  location: Geneva, Switzerland (46.200084, 6.151173)  |  climate: Oceanic / maritime, Temperate  |  materials: metal, wood  |  environment: Urban  |  structural engineer: Pierluigi D'Acunto  |  landscape: Maria Viñé  |  visualizer: Play-Time architectonic images  |  scale: medium  |  types: cultural, interpretation center, intervention, public space, square  |  views: 12.289

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